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 BEAUVOIR DANS TOUS SES ETATS
En janvier 2008, Simone de Beauvoir aurait eu cent ans.
La philosophe engagée, la romancière, la mémorialiste fait figure d'enfant surdouée d'un siècle mouvementé, dont elle a marqué la deuxième moitié d'une profonde empreinte. Le Deuxième sexe, paru en 1919, fut le bréviaire féministe de deux générations ; dans Les Mandarins se sont retrouvés les intellectuels nés entre 1900 et 1920 ; les Mémoires d'une jeune fille rangée, suivies de La Force de l'âge, composent un portrait de femme où beaucoup se sont reconnues, ou rêvées.
Mais Simone de Beauvoir, qui s'était faite avec son compagnon Sartre l'apôtre de la transparence, a-t-elle toujours dit toute la vérité sur elle-même ? Comment son œuvre fut-elle reçue ? Quelle image laisse-t-elle d'elle-même, près de douze ans après sa mort ? La controverse demeure ouverte. Au moins faut-il la nourrir d'arguments fondés et vérifiés. Ingrid Galster, qui a consacré l'essentiel de ses travaux aux personnes et à l'univers sartro-beauvoiriens, apporte en vingt chapitres qui sont autant de petits essais des éléments essentiels, parfois peu connus, sur l'itinéraire de Simone de Beauvoir, depuis ses années d'étudiante, sur lesquelles elle a recueilli des témoignages directs, jusqu'à sa destinée posthume, en passant par Radio-Vichy, où Beauvoir fut active, et par le féminisme dont elle fut la figure de proue.
Il en ressort une femme d'envergure rendue à sa vérité, ne méritant ni l'hagiographie ni le dénigrement, possédant comme toute personnalité sa part de rayons et d'ombres.
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 DYLAN PAR DYLAN
Bob Dylan est toujours apparu comme une personnalité insolite, originale et secrète dans le monde de la pop-music. Sa parole est réputée rare, l'homme ne s'exprimant qu'à de très rares occasions. Ce recueil d'entretiens s'échelonne de 1962 aux années 2000 et, aussi bien qu'une autobiographie, permet de comprendre le cheminement complexe, sinueux, chaotique d'un artiste qui depuis 20 ans sillonne les scènes du monde dans le cadre de son Never Ending Tour.
Très complet, construit avec une belle solidité, ce Dylan par Dylan offre les témoignages les plus marquants délivrés par le barde. On y retrouvera avec plaisir la mythique interview donnée à Playboy en 1966 à Nat Hentoff, le grand critique musical jazz. Plusieurs de ces entretiens ont été donnés au magazine rock américain Rolling Stone, d'autres à des écrivains comme Sam Shepard, A.J. Weberman ou Robert Shelton.
Indispensable complément aux Chroniques (Fayard, 2005) et au film de Martin Scorcese No Direction Home (2005), Dylan par Dylan saisit la pensée et l'art d'un homme sur l'instant, et aide à comprendre les grandes étapes de sa vie : le protest song, l'acide, le glissement vers l'électricité, le divorce de 1974, la conversion de 1978, l'errance sur les routes depuis vingt ans et l'inspiration et la créativité retrouvées depuis 1997.
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 GANDHI
Une vie vouée à la tolérance pour résoudre les impasses du monde, la preuve que la vérité et les forces de l’esprit peuvent l’emporter en efficacité sur les solutions violentes.
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 LE LIVRE DE MA MEMOIRE
«Tout à coup ma mère sembla vouloir s’échapper en courant. Mon père la retint par le bras. Elle se débattait, elle courut comme une folle vers le pont. […] Trop malheureuse elle voulait mourir. […] Il aurait suffi qu’un geste désespéré aboutisse. Comme elle devait souffrir cette jeune femme enceinte de moi, trahie par l’homme qu’elle aimait […] ! Et mon histoire aurait pu se terminer par le saut fatal de ma mère.»
Ainsi commence le récit de Danielle Mitterrand.L’auteur, fidèle à ses racines, va traverser trois républiques, participer dangereusement au combat contre le nazisme et persévérer dans des engagements politiques ancrés dans la laïcité des «hussards de la République», la Résistance et la gauche socialiste.
Ces mémoires riches d’anecdotes, d’émotions et d’une certaine cocasserie, nous racontent le destin de cette femme hors du commun qui se souvient d’un autre destin : celui de notre pays.A l’approche du 60e anniversaire de la mort de Gandhi, une grande leçon pour l’humanité
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 LE MYSTERE LUCHINI
. La vie de Fabrice Luchini est un roman. Et un mystère. Comment ce petit Montmartrois, fils d’un immigré italien marchand de quatre-saisons, est-il devenu ce comédien chéri des médias qui remplit les théâtres en incarnant les plus beaux textes de la littérature française ?
Pour la première fois, Luchini se raconte. Au cours de dizaines d’heures d’interviews inédites, il s’est confié à l’auteur, un ami de longue date qui l’a connu alors qu’il n’était qu’un jeune acteur débutant. Il en ressort un récit riche en péripéties : l’enfance à Montmartre, l’adolescence dans le quartier des Abbesses avec une bande de délinquants dandys, l’apprentissage de garçon coiffeur dans un salon de luxe des Champs-Elysées, la découverte de la sexualité et la révélation de la littérature. Dans son parcours d’autodidacte, l’acteur fait des rencontres déterminantes : le cinéaste Eric Rohmer, le comédien Michel Bouquet, l’écrivain Roland Barthes. Il en fait ici des portraits tendres et drôles à la fois. Il évoque aussi abondamment la plus grande histoire d’amour de sa vie : le théâtre, parlant de son métier avec passion et une rare intelligence.
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 MAZARIN LE MAITRE DU JEU
Défiant un monde qui ne prévoyait pas de place pour lui, Mazarin, un étranger sans naissance ni fortune, a gagné sur tous les tableaux.
A sa mort, il se trouvait maître de la France et arbitre de l'Europe, plus puissant que ne le fut jamais aucun ministre : ascension d'autant plus insolite qu'elle a échappé au naufrage final qui guette ce genre d'exploit. Il s'est fait lui-même, il a travaillé, il s'est battu, il a failli sombrer, il a triomphé de tous les obstacles. Il dut à son intelligence et à sa ténacité une victoire sans appel.
Sa victoire était aussi celle de la France, à l'issue de la longue lutte qui l'opposait à la maison d'Autriche, et elle apportait à l'ensemble de l'Europe la paix ardemment désirée. La présente biographie n'est pas un roman. Fondée sur l'information la plus rigoureuse, elle retrace sa fabuleuse aventure, telle qu'il la vivait au jour le jour dans l'incertitude de l'avenir. Elle met l'accent sur ses objectifs, ses convictions, ses choix.
Elle fait surgir un homme sans illusions ni préjugés mais foncièrement optimiste, habile à piéger ses adversaires mais fidèle à ceux qu'il a choisi de servir, l'esprit libre, indulgent aux faiblesses humaines et dépourvu de toute cruauté, amateur passionné de bonne chère, de peinture et de musique. Autour de lui, les papes Urbain VIII et Innocent X, Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV, Condé, Turenne, le cardinal de Retz et tant d'autres, que le style alerte de Simone Bertière convoque pour dresser un panorama vivant et vrai de cette période charnière, qui fut la matrice du " Grand Siècle ".
Passionnante par elle-même, cette plongée dans un passé tumultueux ouvre au détour du chemin quelques réflexions salutaires sur notre présent.
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 UNE VIE
C’est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne.
De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l’une de ses sœurs en mars 1944, jusqu’à ses fonctions les plus récentes, elle a su s’imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s’il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu’elle l’a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l’administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing – c’est là qu’elle fait voter, contre son camp, la loi sur l’IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu’à la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Fidèle à ce qu’elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu’elle l’a pu, en France comme partout, de son expérience d’Auschwitz.
Mais cette femme de mémoire n’est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n’a souci que du monde de demain, celui qu’elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie.
Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l’entend.
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